L'histoire en bref
1997 : Larry Page et Sergey Brin cherchent un nom pour leur moteur de recherche. Ils choisissent "googol", le nombre 1 suivi de cent zéros, pour évoquer l'immensité de l'univers.
Sean Anderson, camarade qui les aide à trouver un domaine, tape vite. Au lieu de "googol.com", il entre "google.com ".
Une lettre. Un glissement de doigt. Une inattention.
Page aime la sonorité. Ils le gardent.
Ce n'est pas une décision stratégique longuement mûrie, c'est une faute de frappe validée en quelques secondes par deux étudiants dans un garage.
La sérendipité reconnaissable
Aujourd'hui, "Google" est le mot le plus tapé du web. Le verbe "googler" existe dans la plupart des langues. La marque vaut plusieurs centaines de milliards.
La faute de frappe avait, sans le savoir, amélioré l'original : plus court, plus facile à mémoriser, plus agréable à prononcer dans toutes les langues.
Les leçons à retenir
1. Le nom parfait n'existe pas
Il existe des noms justes, des noms qui s'imposent avec le temps. "Google" fonctionne mieux que "Googol", pas par chance, mais parce que l'accident a amélioré le plan.
2. Reconnaître l'accident
La décision créative la plus importante n'est pas toujours celle de concevoir, c'est celle de reconnaître. Voir ce qui vient de se passer, comprendre que l'accident mérite qu'on s'y arrête, et avoir le culot de le garder.
La prochaine fois que vous tapez "Google" dans votre barre de recherche, pensez à Sean Anderson. Et à ce que ses doigts ont fait sans le vouloir.